Cinéma malien : A la recherche de ressources pour le fonds d’appui à l’industrie cinématographique

Comment parvenir à mobiliser des ressources pérennes nécessaires à l’opération du Fonds d’Appui à l’Industrie cinématographique ? Est aujourd’hui, la grande question qui se pose aux responsables du Ministère de la culture. Et, pour se donner des débuts de réponse à cette question, sous la houlette du ministère de la culture, le Fonds d’Appui à l’industrie cinématographique a organisé le 4 octobre 2019, un Atelier de Validation des Résultats des Travaux du Comité Technique de Réflexion pour le Développement des Ressources du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographie (FAIC). C’était au Mémorial Modibo KEITA.

Si tout marche bien, dans les mois à venir, l’Etat du Mali pourra instituer un prélèvement de redevances cinématographiques et audiovisuelles. Le Comité Technique de Réflexion pour le Développement des Ressources du FAIC, mis en place par Madame le ministre de la culture a identifié 12 domaines pouvant faire l’objet d’institution de prélèvement de redevances cinématographiques et audiovisuelles. Ce sont : les salles de cinéma, les ménages, les fournisseurs d’images payantes, les établissements d’hébergement équipés de matériels audiovisuels, les compagnies de transport routier avec des bus équipés de matériels audiovisuels, les compagnies de transport aérien, les compagnies de transport fluvial avec bateaux équipés de matériels audiovisuels, les salles de spectacles équipées de matériels audiovisuels, les panneaux publicitaires animés, les fournisseurs d’accès à l’Internet, les importateurs de matériels cinématographiques et audiovisuels et les opérateurs de téléphonie mobile…

« Art et industrie, le cinéma exige de plus en plus des infrastructures, des équipements et un financement conséquent, des connaissances et des compétences. D’où la nécessité d’un mécanisme de mobilisation pérenne des ressources financières », a indiqué Andogoly Guindo, secrétaire général du ministère de la Culture, lors du lancement des travaux de l’atelier.  Il a rappelé que face à une telle exigence, les plus hautes autorités   ont créé le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC) par la Loi n°2017-068 du 18 décembre 2017 pour doter l’industrie cinématographique de financement pérenne, lui assurer une autonomie financière de gestion et de disposer de ressources propres pour le développement de l’industrie du cinéma au Mali.

Il dira  que c’est dans cette optique que la Direction Générale du FAIC a entrepris une réflexion, à travers un Comité Technique, pour identifier et formaliser les mécanismes et modalités législatifs et règlementaires afin d’instituer les types de redevances admissibles par tous pour pérenniser les ressources propres pour appuyer l’industrie cinématographique au Mali.

Après avoir rappelé que le cinéma, au-delà de son rôle éducationnel, joue un rôle de développement économique durable, que l’amour du métier, tout seul ne suffit pas à mettre en œuvre. « Il faut une prise de conscience de tous sur le rôle de pilier de développement de l’industrie cinématographique », a-t-il lancé.  Avant d’inviter les participants à mettre à profit l’espace de l’atelier pour échanger sur les grandes préoccupations  de l’heure de l’industrie cinématographique, pour réfléchir sur la problématique du financement. « Je vous invite donc, à partager vos expériences, à exprimer vos attentes,  à formuler des observations et des amendements en vue d’améliorer le contenu du document et de parvenir à un large consensus au sortir de cette rencontre », a-t-il souhaité.

Dans des propositions minimalistes, si l’institution de prélèvement de redevances cinématographiques et audiovisuelles, proposée par le Comité technique venait à être une réalité, le cinéma malien pourra mobiliser par an 688 millions de F CFA.

Assane Koné

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